289 euros pour une combinaison en néoprène Yamamoto, c'est le genre de prix qui fait tourner les têtes. Orca a clairement voulu frapper fort avec l'Athlex Float V2, en proposant une combi axée sur la flottabilité et la glisse, à un tarif qui reste en dessous de la plupart des concurrentes haut de gamme. Après plusieurs semaines d'utilisation en eau libre (lac et mer), voici mon retour complet.

Premier contact : le toucher du néoprène

Quand on sort l'Athlex Float V2 de son emballage, la première chose qui frappe c'est la qualité du néoprène Yamamoto 38 et 39. Le toucher est doux, souple, et on sent tout de suite qu'on n'est pas sur du néoprène d'entrée de gamme. Le revêtement SCS (Super Composite Skin) à l'extérieur donne un aspect lisse et satiné qui inspire confiance pour la glisse.

Côté enfilage, soyons honnêtes : les premières fois, c'est un combat. Comme toute bonne combinaison de triathlon, il faut y aller doucement, remonter centimètre par centimètre en tirant avec le bout des doigts (jamais les ongles). J'ai mis environ 5 minutes la première fois. Après 3 ou 4 utilisations, ça descend à 2 minutes, le néoprène s'assouplit un peu et on prend le coup de main.

Le col en néoprène SCS est bien fini, avec une coupe qui ne serre pas trop la gorge. C'est un point important parce que beaucoup de combis d'entrée et milieu de gamme ont tendance à comprimer le cou, ce qui donne une sensation d'étouffement après 20 minutes dans l'eau. Ici, rien de tout ça. Le zip arrière Aqua Guard est solide et étanche, même si l'absence de quick release rallonge un peu le temps en T1.

Orca Athlex Float V2 en action dans l'eau
L'Athlex Float V2 en eau libre. Le revêtement SCS offre une glisse remarquable.

Nage en eau libre : flottabilité et glisse

C'est clairement le terrain de jeu de cette combinaison. Les panneaux de 4.5mm au niveau des jambes et du bas du corps font un travail remarquable. Dès les premières longueurs, on sent que le corps est porté, les jambes remontent naturellement à la surface. Pour les nageurs qui ont tendance à avoir les jambes qui coulent (et on est nombreux dans ce cas en triathlon), c'est un changement radical.

J'ai nagé avec pendant des séances de 2000 à 3500m en lac, à des températures entre 14 et 18 degrés. La flottabilité est constante, même en fin de séance quand la fatigue s'installe. Les panneaux de 3mm au niveau de la poitrine offrent un bon compromis entre flottabilité et liberté de mouvement pour la respiration.

La glisse, portée par le revêtement SCS, est vraiment bonne. On sent la différence par rapport à un néoprène classique non traité : l'eau "file" sur la combinaison au lieu de coller. Sur mes chronos, j'ai gagné entre 2 et 4 secondes aux 100m par rapport à mon ancienne combi (une entrée de gamme Sailfish). C'est significatif sur un 1500m ou un 3800m.

Souplesse des épaules

C'est ici que la Float V2 montre ses limites par rapport aux combis haut de gamme. Les panneaux de 2mm aux bras font le job, mais on n'est pas sur la même liberté de mouvement qu'une Predator ou une S7. Les 5 premières minutes dans l'eau, je sens une légère résistance au niveau des épaules, surtout sur la phase de retour du bras en crawl.

Après l'échauffement, le néoprène se réchauffe et s'assouplit. La gêne disparaît progressivement. Mais sur des séances très longues (au-delà de 2500m), je commence à sentir une petite fatigue supplémentaire au niveau des deltoïdes, probablement due à cette résistance du néoprène. Rien de rédhibitoire, mais si vous faites de l'IRONMAN avec un 3800m à nager, ça mérite réflexion.

Petit conseil : les premières séances, forcez un peu les mouvements d'épaule à sec avant de rentrer dans l'eau. Ça aide le néoprène à "casser" un peu plus vite.

Positionnement du corps

C'est le gros point fort de cette combinaison. La répartition des épaisseurs (2mm/3mm/4.5mm) est pensée pour placer le corps en position hydrodynamique naturelle. Les panneaux épais au niveau des jambes et des hanches relèvent le bas du corps, ce qui réduit la traînée et améliore la position de nage sans effort conscient.

Pour les triathlètes qui n'ont pas un background natation, c'est un avantage énorme. Au lieu de battre des jambes comme un forcené pour maintenir une position horizontale, la combinaison fait le travail pour vous. Vous pouvez vous concentrer sur la propulsion des bras et économiser vos jambes pour le vélo et la course.

J'ai testé en nageant uniquement avec un pull buoy, puis uniquement avec la combi : le résultat est quasi identique en termes de positionnement. C'est révélateur de l'efficacité des panneaux de flottabilité.

Fiche technique

ModèleOrca Athlex Float V2
NéoprèneYamamoto 38/39
Épaisseurs2mm (bras), 3mm (poitrine), 4.5mm (bas/jambes)
Poids~2000 g
RevêtementSCS (Super Composite Skin)
FermetureZip arrière Aqua Guard
Étanchéité colNéoprène SCS avec finition interne
Quick releaseNon
Prix public289 €

Les notes par critère

Flottabilité
9.2
Souplesse épaules
7.8
Glisse
8.5
Confort
8.8
Enfilage / retrait
7.5
Durabilité
8.0
Rapport qualité-prix
9.0

Verdict

Forces

  • Flottabilité excellente grâce aux panneaux 4.5mm
  • Prix agressif pour du néoprène Yamamoto
  • Confort au niveau du cou, pas de sensation d'étouffement
  • Très bonne glisse avec le revêtement SCS
  • Positionnement du corps quasi parfait
  • Bonne étanchéité globale (col + zip Aqua Guard)

Faiblesses

  • Souplesse des épaules en retrait vs gamme supérieure
  • Néoprène un peu rigide les premières séances
  • Pas de quick release (T1 un peu plus long)
  • Pas de panneaux aérodynamiques pour la transition T2
  • Enfilage laborieux les premières fois

Pour qui ?

L'Orca Athlex Float V2 est la combinaison idéale pour le triathlète qui cherche un maximum de flottabilité sans exploser son budget. Si vous venez de la course à pied ou du vélo et que la natation reste votre point faible, cette combi va littéralement transformer votre position dans l'eau. Les panneaux épais font le travail à votre place.

Si vous êtes un nageur confirmé qui cherche une liberté de mouvement totale au niveau des épaules, visez plutôt l'Orca Predator ou regardez du côté de la gamme Sailfish Ultimate IPS. Mais à 289 euros, le rapport qualité-prix de l'Athlex Float V2 est tout simplement imbattable dans sa catégorie.

Pour le format sprint, olympique ou même 70.3, c'est un excellent choix. Pour l'IRONMAN (3800m), ça passe aussi, mais prévoyez quelques séances longues pour bien casser le néoprène avant le jour J.

Brice

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